Une histoire de jus…

16 juin 2015

Un collègue de bureau a fêté ses 25 ans de maison (au passage bravo) et a organisé, avec la générosité qui lui est propre, un apéritif. Mais attention, il y a apéritif et apéritif. En l’occurrence, je vous parle d’un apéritif qui a défié toute concurrence : fromages, charcuteries, saumon fumé, plusieurs sortes de pain, vin blanc et vin rouge. Ce cher collègue avait fait les choses en grand et avait même prévu plusieurs bouteilles de jus de fruits pour ceux qui n’avaient pas envie de boire de l’alcool à 11h30 (je peux comprendre). A ce moment, mes pupilles se dilatent, mes yeux s’écarquillent  en voyant la photo de Jean-François Piège (pour ceux qui vivent sur une autre planète, ce dernier fait partie, depuis 6 ans, du jury de l’émission Top chef sur M6) sur une  bouteille de jus de fruit industriel.

Joker JF Piege

J’ai souri à cette « apparition » commerciale et pensé qu’il n’y avait pas de petit profit. Je passe sur la composition du jus et la présence (sans surprise) de divers agents conservateurs (et non provocateurs). Pour vous dire la vérité, je serais curieux de connaître la contrepartie monétaire versée à Jean-François Piege pour la prestation de son image à un produit axé sur la grande consommation. Joël Robuchon avait bien, quant à lui, prêté son image à Fleury Michon… A quand le visage d’Alain Ducasse sur des lasagnes Findus ou un Marc Veyrat sur un paquet de Pringles?

Finalement, dans tous les domaines, cash is king, money is money et les principes n’ont plus grande importance. J’ignore si ce cher Jean-François est devenu roi, toujours est-il que ses leçons de morales télévisuelles et ses grandes phrases sur « l’amour des produits, le respect des saisons, le maintien des traditions culinaires françaises » me font depuis vraiment sourire ! Alors, tant pis pour notre bien-être et tant mieux pour son porte monnaie (car c’est loin d’être une cause philanthropique) et dans notre société de consommation, c’est ce qui compte, non ? Et bien NON !!!


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