Une histoire de coquillages…

2 juillet 2014

Je suis passé devant en voiture et j’ai failli avoir un accident. Marseille, boulevard du Prado (à dix minutes du stade Vélodrome). En pilant sur les freins, tout en assumant les klaxons des conducteurs phocéens exacerbés par une plaque d’immatriculation genevoise toute désorientée, je me retourne, aussi amusé que surpris, en voyant le kiosque à Coquillages Pierrot trônant fièrement sur le bas côté de la rue.

Coquillages Perrot

Je me gare sauvagement (normal, on est Marseille), je descends, je discute, j’échange avec le vendeur (comme si on se connaissait depuis toute une vie) et je commande (après consultation avec mes compagnons de route). Il est convenu que je passe en fin de journée chercher ces trésors de la mer. Loin du Food Truck délabré new yorkais, celui-ci est la Rolls des kiosques, un vrai luxe, je n’en ai jamais vu de semblable. En comparaison, même l’écailler de Lipp ressemble à une vulgaire paillote. Franchement, j’adore le concept !

Fruits de mer

Et quel bonheur au moment de la dégustation. C’est une explosion marine et iodée, contrebalancée par l’acidité d’un bon citron non-traité. Les crevettes ressemblent à des gambas, à des années lumière de celles dégustées à Genève (normal, me direz-vous). Une fois décortiquées, elles sont délicatement plongées dans une mayonnaise onctueuse et faite maison ! Le tout arrosé d’une bonne bouteille de Sancerre et le tour est joué. Mais la grande révélation de ce dîner, c’est la découverte des huitres fines de claire numéro 4. Une taille légèrement plus petite qui rend la bouchée plus fine et plus agréable.

Ce rendez-vous gourmand à l’emporter n’est certes pas une nouveauté ni un révolution culinaire mais permet de beaux moments de partage, spontanés et conviviaux.

 


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Mots clés : coquillage, crevette, huître, Marseille