Pachacamac… Et de deux!

22 juin 2018

Cécilia Zapata ouvre un deuxième Pachacamac Quai Gustave- Ador! Ceviche, pulpo ahumado, pisco sour... le Pérou se renforce aux Eaux-Vives!

C’est officiel, Cécilia Zapata part à la conquête de la rive gauche! Vous ne connaissez pas cette personne ? Impossible ! Après la rue Voltaire  – ainsi que la rue de Monthoux où elle supervise les fourneaux du Kampaï – la grande prêtresse genevoise de la cuisine péruvienne vient d’ouvrir un deuxième Pachacamac sur les rives du quai Gustave-Ador. Avec son sourire communicatif et ses airs de « mamma italienne » version Amérique du Sud, la péruvienne est en train de réussir son pari : imposer une cuisine traditionnelle de son pays d’origine dans un cadre moderne et actuel. Pas de chullos obligatoires, pas de lamas en vue, poussons sans hésiter la porte du tout nouveau Pachacamac.

Le décor de la salle est cosy et sobre. La  couleur des murs alterne entre le taupe et le beige clair. Sur les tables, des nappes blanches et de beaux verres à vin (cela mérite d’être souligné) sont de mise. De confortables chaises en tissu gris et dossier clouté apportent une touche originale. Le soir, le restaurant baigne dans la lumière des derniers rayons du soleil ; un régal pour le moral. Nous regrettons seulement que les fenêtres ne puissent pas s’ouvrir afin de profiter de la douceur d’une nuit d’été. Qu’à cela ne tienne, partons pour l’aventure. Commandons un Pisco Sour, lisons la carte des mets tout en demandant à la très souriante et jeune serveuse de baisser la musique car nous ne sommes pas en boîte de nuit. Ce n’est pas l’âge qui dicte le volume mais les papilles !

Le ceviche de dorade s’impose comme une évidence. Une des nombreuses spécialités de Cécilia. Préparée comme il se doit et à la minute, cette entrée est un hymne gourmand incisif et citronné. Le secret ? Son fameux « leche de tigre » : une marinade, composée de céleri branche, oignon, ail, coriandre, gingembre, fumet de poisson et quelques cuillères de lait, dans laquelle on trempe le poisson coupé en morceaux. Le tout accompagné de quelques oignons rouges taillés en plume, de coriandre ciselé, de jus de citron vert, de piment péruvien, de maïs grillé et de cubes de patate douce caramélisée au jus d’orange. Tout simplement exceptionnel !

Difficile de poursuivre après ce sensationnel assortiment de saveurs, mais jetons-nous à l’eau avec le capitan nikkei, pure création péruvo-japonaise qui met en valeur de fines tranches de thon, concombre, piment, gingembre, citron vert, hondashi (bouillon), mirin (vin de riz proche du sake), sansho (poivre japonais), soja, yuzu et sauce d’huitre. Un panachage plus prononcé qui s’accorde mieux avec le thon. La suite est du même niveau avec un délicieux carpaccio de poulpe et son quadrillage de mayonnaise aux olives de botija.

Avec sa deuxième antenne genevoise, Cécilia continue de nous régaler, et ce, pour notre plus grand plaisir. Aux abords des Eaux-Vives, le Pachacamac rive gauche saura réjouir les aficionados de cette cuisine haute en couleur.


Retour


Pachacamac Rive gauche

Mots clés : ceviche, leche de tigre, pachacamac, peru