MAX : La nouvelle brasserie des Eaux-Vives

5 mai 2019

La brasserie Max est le dernier né du coin le plus bouillonnant de Genève. Ambiance bistrot de quartier relax à la cuisine efficace.

Ouverture

Alors qu’il est formellement interdit déontologiquement d’accepter toute forme d’invitation au restaurant (presse ou autre), il est souvent délicat de venir déjeuner dans un restaurant le jour de son ouverture officielle. Exercice périlleux à bien des égards où les erreurs de service et de cuisine s’accumulent la plupart du temps. De nos jours le premier déjeuner est souvent synonyme de rodage alors que cette pratique devrait être maîtrisée. Force est de constater qu’une certaine forme d’indulgence s’installe indéniablement à l’encontre du restaurateur.

Bleu Marine

C’est à l’angle de la rue du 31 décembre et de la rue du Nant que Max a ouvert le 1ermai. Une fois attablé, les curieux se succèdent en rang d’oignons afin de découvrir la nouveauté du quartier à la couleur bleu marine. De larges baies vitrées permettent d’apprécier une merveilleuse luminosité printanière, moment exquis ! Après avoir désespérément attendu une dizaine de minutes pour de l’eau plate alors que le restaurant est vide et en attendant la carte des mets, un accident de verre est évité de justesse. Pas grave… un sourire gêné rattrape le coup !

Nouveau Chef

Après un passage dans les cuisines du Cheval Blanc à Carouge, c’est le chef Yohan Castanet qui officie derrière les fourneaux de Max. Au programme ? Une carte de mets dominée par de sérieux accents bistrotiers et associée à des classiques remis au goût du jour. Salade César, croque monsieur, burger, tartare de bœuf et tomate burrata ; pas de révolution mais une belle exécution.

Dorade & Volaille

Quelques plats à partager à l’heure de l’apéritif mettent l’eau à la bouche comme d’ensorcelantes croquettes de risotto, joue de bœuf confite, condiment tomates-raifort et paprika fumé. Belle entrée en matière ! Le tartare de dorade, avocat, agrume, pignons et huile d’olive est un hymne de fraîcheur et il est agréable de constater que la mention rébarbative du ceviche a été évité ! Côté viande, la volaille jaune cuite à basse température remplit son rôle malgré un jus de viande corsé manquant de peps.

Le mot de la Faim

Mais où s’arrêtera l’appétit vorace des Eaux-Vives en matière de restauration ? Loin de nous déplaire, l’offre culinaire continue de grandir et dépasse largement la rue Henri-Blanvalet. Une jeunesse aventureuse et décomplexée continue de se lancer dans l’aventure de la restauration. Certains réglages restent à être peaufinés mais dans son ensemble, si la promesse de la constance est respectée, Max a un bel avenir devant lui.


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MAX

Yohan Castanet

38 rue du 31 décembre, 1207 Genève

Mots clés : bistrot, brasserie, Genève