Il était une fois l’Hôtel Costes…

26 août 2014

« Ils sont venus, ils sont tous là »

Il fait beau à Paris en cette fin de mois de juillet (un comble quand on sait le temps qu’il a fait à Genève à la même période). La capitale se vide de ses habitants et laisse place aux touristes du monde entier qui se pressent pour admirer la plus belle ville du monde. « Ils sont venus, ils sont tous là » comme disait le grand Charles : les chinois, les américains et les européens. Où sont les Parisiens? « Somewhere else » on va dire et ce n’est pas plus mal, cela fait de l’espace… Les terrasses sont de sortie et sont sur leur trente-et-un : nappes dressées lisses et strictes comme des jupes droites, couverts lustrés comme des visages savamment maquillés. Il faut être précis: ni trop, ni pas assez! Un juste milieu minutieusement préparé et une fois que la magie opère, c’est d’une histoire d’amour qu’il s’agit !

Entrée Costes

Après l’orage, l’éclaircie… Merci Monsieur X!!!

Faubourg Saint-Honoré, à deux pas de la place Vendôme sur votre gauche et des jardins des Tuileries sur votre droite. Direction l’hôtel Costes et sa cour intérieure pour un déjeuner en terrasse. J’entre dans ce couloir feutré aux lumières tamisées, où le velours règne en maître! J’arrive devant un petit comptoir où se tiennent de merveilleuses tigresses qui d’un regard interloqué s’interrogent sur ma présence ! Les jupes sont courtes, les talons sont hauts et les sourires restent figés. « Une réservation? » me demande l’une d’entre elles d’un ton qui ferait fuir n’importe quel prétendant. Je décide de rester souriant. « Bonjour Madame, oui une réservation pour deux au nom de – – – -« . Et soudain l’éclaircie: « Ah, vous êtes avec Monsieur – – – -, suivez-moi il vous attend! ». Muni de ce sésame, le visage sombre (respectant le thème de la décoration) et orageux de l’hôtesse s’illumine d’un sourire ensorcelant.

Hôtel Costes

On the Cat walk…

Au-delà du physique des serveuses (qui semblent être sélectionnées davantage sur des critères de beauté que sur une expérience professionnelle), la terrasse est très agréable, à l’abri du bruit et du stress du monde extérieur, et donne une impression de cocooning. Chaque instant est d’autant plus appréciable qu’il est éphémère. Ce lieu est certes un temple du paraître… Mais pour une fois, who cares? Dans certaines occasions, pourquoi pas! Petite astuce, si vous réservez, demandez une table surélevée en bordure; vous bénéficierez ainsi de la vue sur la terrasse tout en étant légèrement isolés (petit secret … demandez la table 61). Est-ce-que la cuisine est aussi alléchante que le service? Suivez-moi…

Entrée Hôtel Costes

To start off with…

La carte est appétissante et estivale: jus de tomate ou de carotte « bio », l’éternelle burrata (déclinée aux fraises, à la tomate ou avec du jambon de Parme), les melons, les carpaccios, le tartare de bar épicé et les laitues pour garder la ligne. J’ai choisi des artichauts poivrade frais, pointes d’asperges et parmesan reggiano. L’entrée est bonne mais sans être spectaculaire ni révolutionnaire; les légumes sont posés dans une assiette avec un peu d’huile d’olive et ce satané vinaigre balsamique qui laisse peu de place au goût des autres aliments. Je ne m’attends pas à être subjugué par une entrée mais je l’imagine à peine plus généreuse et plus agrémentée (pignons grillés ou pourquoi pas un crostini tomaté sur le côté)… je pinaille peut être mais tout de même !

La Sole Hôtel Costes

« Sole Majeur »…

J’ai de grandes attentes en ce qui concerne le plat principal (chaudement recommandé par mon compagnon de route): la sole meunière accompagnée d’une purée de pommes de terre. Effectivement, le poisson est parfaitement cuit, superbement assaisonné, accompagné d’un beurre blanc si vous le souhaitez. La portion est généreuse (en adéquation avec le prix). Ce que j’aime c’est qu’il n’y a pas de chichi possible avec ce genre de plat et l’établissement l’a bien compris. Le poisson est nature, présenté sans bouquet de persil ni quartier de tomate sur le bord de l’assiette, comme autant de garnitures inutiles. Le poisson, le citron et la sauce. Basta! La purée est légère, crémeuse et parfaitement proportionnée.

So…?

Alors comment vous dire… J’ai passé un très bon moment. Certains trouveront l’endroit surfait, d’autres l’apprécieront. Il faut y aller léger, détaché, sans à priori et sans esprit critique. Afin de gagner du temps, je vous conseille de passer outre l’accueil (« so parisien » qu’il peut sembler hautain voire désagréable) et découvrir l’endroit pour en savourer chaque moment. En un mot, « vivre » l’expérience Costes avec recul et désinvolture en ayant pour but ultime d’apprivoiser ce lieu ainsi que ses tigresses !!!

Hôtel Costes
239-241 rue Saint-Honoré, 75001 Paris
Tel: +33 1 42 44 50 00
 

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Mots clés : artichauts, costes, paris, parmesan, sole