GaultMillau 2020

7 octobre 2019

En désignant Tanja Grandits cuisinière de l’année, le millésime GaultMillau 2020 met de nouveau une femme à l’honneur. Romain Paillereau et Jérémy Desbraux sont promus, Genève est en fête !

Femmes je vous aime

Après Virginie Basselot en 2018 et Marie Robert en 2019, c’est encore une figure féminine qui rafle la palme au milieu d’un parterre masculin. Tanja Grandits, inconnue pour de nombreux Romands, officie avec brio dans le temple gastronomique bâlois Stucki. Surnommée « Miss 1000 volts », elle charme ses clients avec une cuisine délicate autour de son menu phare intitulé « Aroma ». Du maquereau au maïs, en passant par les langoustines, les cèpes ou le wagyu, tout y passe. Aux côtés de Philippe Chevrier, Franck Giovannini, Andreas Caminada, Peter Knogl, Didier de Courten, Ravet Père et fils ou encore Heiko Nieder, ce petit bout de femme rejoint ainsi le clan masculin très fermé des 19 points.

© Donata Ettlin

La Pinte des Mossettes à l’honneur

En haut de sa montagne fribourgeoise, Romain Paillereau continue son parcours culinaire avec brio. Au fil du temps, la Pinte des Mossettes est devenu une étape gourmande incontournable dans le paysage food romand. Le guide ne s’est pas trompé en gratifiant le bordelais d’un 17èmepoint. Une récompense amplement méritée qui pourrait faire écho à une potentielle deuxième étoile Michelin en début d’année.

© Fred Grangier

Maison Wenger récompensée

Ce n’est pas vraiment une surprise de voir Jeremy Desbraux dans le palmarès des lauréats. L’ancien bras droit de Franck Giovannini à l’Hôtel de Ville de Crissier, a fait depuis un an le pari osé de reprendre La Maison Wenger à Noirmont et s’est vu aussitôt récompensé d’un 17ème point. Bravo !

Genève en Force

Côté Genève, une pluie de nouveaux visages pointent le bout de leur nez dans cette nouvelle édition. L’Artichaut, Mapo, Le Bleu Nuit, Le Bombar, l’Osteria della Bottega, le Cinquième Jour, le Tablar, Nagomi, le Bistrot du Lion d’Or, La Tanière, Les Curiades et les Fourneaux du Manège. Un vent de fraîcheur (pour certains) qui montre un réel désir de rajeunissement culinaire soutenu par une nouvelle vague de cuisiniers. Genève n’a jamais été aussi attrayante, quelle tendance ! Florian Le Bouhec monte en gamme avec la note de 14 dans son fief gourmand Le Bologne de la rue Necker. Même constat pour Philippe Durandeau au Café de la Paix. Côté hôtels, le Jardin du Richemond sous la houlette du chef Philippe Bourrel et le FiskeBar du Ritz-Carlton avec le jeune Benjamin Breton atteignent respectivement les seuils de 17 et 16.


Retour


Mots clés : gaultmillau, Genève, Guide