Café des Alpes – Prangins

7 avril 2014

Le lendemain de mon périlleux périple suédois, j’ai pris la décision de prendre le large et de changer d’air. En ce dimanche maussade et triste, je n’ai pas voulu faire de réservation, ni rechercher un établissement en particulier. L’imprévu ajoute un peu d’excitation à l’aventure mais augmente le risque d’être déçu voire de rentrer bredouille.

Nous avons « atterri » à Prangins, charmant petit village vaudois situé à 10 minutes de Nyon. Prangins est l’un des villages de la Côte les plus riches en histoire, notamment grâce à son château, devenu siège romand du musée national suisse en 1998. Le hasard me fait trouver une place de parking devant le Café des Alpes. Sans hésitation, ce sera le choix du jour, allons voir.

Dès l’entrée, l’accueil des propriétaires est souriant et chaleureux. Le couple dégage du bonheur et de l’harmonie. J’apprends, au détour d’une discussion avec mes voisins de table, que ces derniers viennent de reprendre le restaurant en octobre 2013. Question décor, c’est sympathique: boiserie, mélange d’atmosphère traditionnelle de restaurant de village et de bistrot convivial. D’après les indications de la propriétaire, je comprends que la tendance est à l’Italie. La carte énumère « un mille-feuilles d’aubergines et scarmoza di Sorrento », une « Tagliata de bœuf » des « raviolis della Nonna ou un risotto mais également des filets de perches, une ardoise de viande séchée, une poêlée de foie gras Saint-Jacques aux bolets.  Je suis un peu perdu ! Quelle direction veut prendre le restaurant ? Certains intitulés me semblent un peu sophistiqués et la carte des mets est très dispersée. Mangeons…

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Le mille-feuilles d’aubergine était franchement délicieux; la compotée de tomates, les aubergines fondantes et le goût fumé de la scarmoza remplissaient parfaitement leur rôle. En revanche, La Tagliata (parfumée à la truffe) était trop ferme, les pommes de terre au four n’étaient pas assez cuites et les légumes étaient fades. Pour terminer, j’ai essayé un tiramisu qui n’avait pas de goût et dont le biscuit était difficile à entamer.

Je suis ressorti désolé, oui désolé, car ce couple mérite mieux que ce qui m’a été servi. J’ai rarement reçu un accueil aussi avenant (voire candide) et un service aussi spontané. Je pense qu’ils veulent peut être trop bien faire (exemple : parfumer la Tagliata avec de l’huile de truffe n’est sans doute pas nécessaire). Il faut reprendre la main très vite et faire en sorte que la cuisine soit à la hauteur de l’hospitalité. Car c’est vraiment trop dommage !


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Mots clés : aubergine, prangins, scarmoza, tagliata