TGV Story…

23 avril 2014

Attention à la fermeture des portes

J’attendais ce moment avec impatience. Cette histoire je l’ai ressassée, ruminée, imaginée maintes fois et je me réjouissais d’écrire ce post depuis très longtemps. Mais j’ai dû attendre, être patient pour apprécier davantage ce moment tant attendu ! En fait, il ne manquait plus qu’un voyage en TGV. Voilà, c’est fait ! Au moment où je vous écris ces quelques lignes, je suis assis sur un siège grisâtre, troué, sale et cassé (le seul de tout le wagon et il est pour moi – c’est un peu comme la file de la caisse au supermarché ou celle du péage sur l’autoroute : la plus lente est toujours pour moi). Bref, je ne souhaite pas m’étendre sur la qualité ni sur la fiabilité des services de la SNCF. Inutile, les nouvelles télévisuelles françaises s’en chargent ! Et je crois que même la florissante boîte de pub Fred & Farid ne parviendrait pas à promouvoir cette entreprise en terme d’image. Non, je vais simplement me faire une joie de « tailler un costume » au « club sandwich jambon–emmental » servi au wagon restaurant.

Restaurant TGV
Restaurant TGV

 

 

Dans mes rêves les plus fous, un wagon-restaurant c’est une version « Orient Express ». L’endroit où je me trouve ressemble plus à une capsule spatiale orange et violette avec un éclairage au néon pour l’ambiance et ne peut en aucun cas s’appeler « restaurant »; en effet, il n’y a tout simplement pas de place assise et surtout rien dans le décor ne vous donne envie d’y manger. Certes, la SNCF tente de se renouveler et d’améliorer son service (mais malheureusement c’est uniquement la première classe qui en bénéficie). En raison de la concurrence, la SNCF a donc été obligée de rivaliser avec certaines compagnies aériennes pour satisfaire sa clientèle.

 

 

Sandwich TGV
Sandwich TGV

 

C’est le Kiosque à Sandwich (1 rue de l’Avenir à Grigny) qui s’occupe de la préparation des sandwichs. Lors de l’ouverture du site en 2012, le Maire de Grigny déclarait au journal Le Parisien que « c’est la preuve que l’on peut faire de l’industriel en ville ». Merci Monsieur le Maire, nous nous réjouissons que la malbouffe gagne le centre de nos villes ! Alors, pour m’amuser, j’ai fait une recherche sur les composants du sandwich. Il contient entre autres :

Le E471 : Un additif alimentaire composé de mono et di-glycérides d’acides gras alimentaires. Il sert comme émulsifiant, agent d’enrobage, gélifiant, antioxydant et support en colorant.

Le E300 : Un acide ascorbique ou acide oxo-3-gulofuranolactone, qui est un acide organique ayant des propriétés antioxydantes.

Le E450 : Un cristallin incolore transparent peu toxique et irritant. Il contient l’ion pyrophosphate. Sa toxicité est environ le double de celui du chlorure de sodium lors de la digestion par voie orale. Le pyrophosphate de sodium est utilisé comme un agent tampon, un émulsifiant et un agent épaississant.

Sans compter le E316, le E472e et le E250…

Nous pourrions espérer que la SNCF véhicule l’image de la France et remplisse un rôle d’ambassadeur de la qualité. C’est le combat de nombre d’entreprises. Sans s’attendre à du homard ou du foie gras, comment ose-t-on servir un si mauvais sandwich ! Fabriqué industriellement et contenant des produits chimiques dans le pays de la haute gastronomie et de la baguette. C’est affolant, c’est un crime !

Je conçois que les réalités économiques sont les priorités d’une entreprise. Mais au-delà des coûts, des profits, des marges et de la rentabilité, il faut tenir compte des consommateurs et dans ce cas précis la SNCF les traites comme du bétail et les gave comme des oies.  Alors quelle est la solution ? Honnêtement, je n’en ai pas vraiment, mais en tous cas je vous aurais prévenu : surtout n’en mangez pas !!!!


Retour


Mots clés : Sandwich, SNCF, TGV